08 mai 2017

Youtuber, un nouveau métier



INTRODUCTION
Une plateforme de diffusion
de véritables contenus originaux

« Oui, on peut vivre de Youtube », telle est l'affirmation du second youtuber français, Squeezie. Invité de plusieurs émissions de radio et de télé, ses interlocuteurs n'ont pas manqués de lui poser la question à maintes reprises. Avec une activité quasi quotidienne sur la plateforme Youtube, il comptabilise aujourd'hui plus de 3 milliards de vues sur toutes ses vidéos, pour plus de 7 millions d'abonnés, internautes le suivant régulièrement.

En 2006, la firme multi-nationale Alphabet Inc, davantage connue sous son ancien nom, Google, a racheté la plateforme communautaire de diffusion de contenu vidéo pour 1,65 milliards de dollars à trois anciens employés de Paypal1. Si à ce moment la plateforme montre un trafic encourageant, c'est en 2010 que le phénomène commencera à se faire remarquer avec plus de 2 milliards de visites quotidiennes et un total d'1 milliard d'abonnés sur toutes « chaînes » confondues2. A l'heure actuelle, le plus populaire des créateurs de contenu est connu sous le nom de PewDiePie et comptabilise plus de 50 millions d'abonnés à lui seul3.

Les chiffres sont impressionnants et attestent largement de l'ampleur du phénomène. Il est important de préciser que le trafic dépend nécessairement du contenu. Outre les grandes marques et les labels musicaux, s'est développé une communauté tiers qui, en simultané des visionnages, crée elle-même son propre contenu, les « youtuber », lesquels vont diffuser leurs créations sur leur « chaîne » personnelle. Si Youtube n'est pas le seul site d'hébergement vidéo, il a su se démarquer de ses concurrents tel que Dailymotion, ou encore Vimeo. Ce qui a fait la différence, c'est la politique de la filiale de Alphabet qui encourage la création de contenus originaux de qualité, en permettant – et c'est un atout majeur par rapport à ses concurrents – aux auteurs de ces vidéos de se rémunérés ainsi.

La question qui se pose à propos des « youtubers », c'est de savoir s'il s'agit vraiment d'un métier. L'entrepreneuriat s'en est un. Les vidéastes « youtubers » sont de vrais entrepreneurs, ils produisent leur propre contenu, se rémunèrent, payent des impôts (I) et ont créé, depuis les cinq dernières années, un véritable engouement auquel se mêlent les professionnels et le législateur (II).

1Matt Hickey, « Google Buys YouTube for $1.65 Billion », 9 octobre 2006 sur TechCrunch.
2Georges Haddad (Product Marketing Manager), « 1 billion subscriptions and counting », 28 octobre 2010
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